Présidentielles et législatives

2007 ANNEE ELECTORALE

Nous sommes navrés que des gestes forts, des actions significatives et concrètes ne se soient réellement réalisés en 2006, que le ministre délégué à l'Egalité des Chances n'ai eu aucucne marge de manoeuvre et aucune administration à diriger.


A notre niveau, le collectif s'est réuni une dernière fois et a décidé de se désolidariser de Manuel AESCHLIMANN Député-Maire d'Asnieres-sur Seine, l'initiateur de cette action.

En effet, dans sa propre collectivité c'est à dire la mairie d'Asnieres, il y a une forte population de jeunes français issus de l'immigation.
Depuis un article du Figaro paru en décembre 2005, aucun effort n'a été fait pour favoriser l'intégration de jeunes "exemplaires et méritants" issus des quartiers à des postes à responsabilité.

Je vous renvoie sur le site de la revue Républicaine  pour  en faire le constat.
Revue-Republicaine

POUR VOIR LE BILAN DU DEPUTE-MAIRE


Toutefois le collectif reste actif...  pour plus d'info nous contacter

            
  reussirladiversite@hotmail.fr 

 

Lundi 26 novembre 2007

Des élus français se mobilisent pour contrer l’expulsion de sans-papiers de leurs communes FRANCE - 13 novembre 2007 - APANEWS Plusieurs élus français du département des Hauts-de-seine (région parisienne), département dont Nicolas Sarkozy, chef de l’Etat de France, fut président du Conseil général jusqu’à son élection, ont apporté publiquement samedi leur soutien à des sans-papiers résidant dans leurs communes respectives, en leur accordant un parrainage républicain, a constaté APA à Paris.
«Ce parrainage républicain est un soutien aux sans papiers qui vivent dans l’inquiétude des arrestations. Tout est compliqué pour eux. C’est donc une façon pour nous de les soutenir moralement mais aussi dans leurs démarches quotidiennes », a déclaré la député-maire de Bagneux, Marie-Hélène Amiable, marraine d’un ressortissant algérien.
Toutefois si ces députés et maires du département voient à travers leur parrainage un « acte citoyen », il n’en demeure pas moins que leur geste est une forme de « protestation » contre la politique du gouvernement français qui veut absolument atteindre son objectif de 25 000 « éloignements » avant la fin de l’année.
Ils ont d’ailleurs dénoncé « les pressions » que les préfets exercent sur eux en leur « exigeant » de ne plus parrainer des clandestins, acte qui peut compromettre toute expulsion d’étranger en situation irrégulière.
«Je le renouvelle aujourd’hui parce que je n’accepte pas les menaces qu’on nous fait oralement ou par écrit », martèle cette élue du Parti communiste français (PCF) qui, deux années plus tôt, avait déjà parrainé d’autres sans-papiers. «Je ne suis pas aux ordres des préfets, je suis une élue de la République par les habitants de ma ville et de ma circonscription. Donc j’entends mener les affaires publiques dans ma ville comme je le souhaite, sans être sous pression », a-t-elle prévenu.
Les sans-papiers qui habitent dans ma commune sont des citoyens de cette commune qui, pour certains, travaillent. Leurs enfants vont à l’école à Bagneux. Pour moi donc, c’est des citoyens comme les autres », a-t-elle ajouté.
Pour Michel Thomas, maire adjoint de Gennevilliers, parrain d’une famille haïtienne, « le gouvernement se livre, aujourd’hui à une véritable chasse à l’homme. On espère donc que ces parrainages empêcheront les expulsions et permettront d’obtenir des régularisations ».
A l’occasion de cette cérémonie de parrainage qui s’est déroulée devant la préfecture de police de Nanterre, les étrangers en situation irrégulière et domiciliés dans les différentes communes des Hauts-de-Seine ont massivement répondu à l’appel lancé par le Collectif des sans-papiers des Hauts-de-Seine (Csp 92).
Une trentaine d’entre eux ont ainsi pu trouver un parrain ou une marraine. Au moment même où le ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale, Brice Hortefeux, appelait les préfets à intensifier les expulsions de sans-papiers avant la fin de l’année.
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Vendredi 23 novembre 2007

MARCHE POUR L’EGALITE DES CHANCES ET LA JUSTICE

DANS L’ATTRIBUTION

DES LOGEMENTS SOCIAUX A ASNIERES

 

 

Le  Collectif Libre Asnières Nord – Le CLAN - appelle à une Marche pour l’égalité des chances (avec le soutien du DROIT AU LOGEMENT) dans l’attribution de logements sociaux :DAL.jpg

SAMEDI24 NOVEMBRE

 

14h30 Départ  - Place des 4 Routes         
15h30
Arrivée - MAIRIE D’ASNIERES

 

Trop d’entre nous sont des mal logés, dans la précarité, dans des taudis, chez des marchands de sommeil et attendent des logements depuis des années, trop d’années !!!

Pendant ce temps, des « proches » de la mairie obtiennent rapidement des logements sociaux ou des logements du parc privé de la ville. L’apparente opacité dans les attributions nourrit les pires soupçons.

 

L’accusation selon laquelle on pourrait obtenir un logement en échange de 3000 € a été jugée suffisamment sérieuse pour provoquer l’ouverture d’une enquête (cf Parisien du 15/03/06) et  une perquisition dans le bureau du maire-adjoint délégué au logement.

Par ailleurs, la justice rechercherait toujours une personne impliquée dans cette « affaire » et qui serait en fuite : où en est cette enquête ?

 

Nous exigeons plus de Transparence et de Justice!

 

Monsieur le député-maire Manuel Aeschlimann, quelles mesures concrètes avez-vous prises pour garantir l’égalité des chances et éviter toute dérive ainsi que toute discrimination dans l’attribution des logements de notre ville ?

 

Nous demandons que notre délégation soit reçue et que vous répondiez à ces questions.

 

NOUS SOMMES NOMBREUX, UNIS  ET VOULONS VIVRE ENSEMBLE DANS LE RESPECT MUTUEL

 

NON à toute politique clientéliste et communautariste

 

Pour tout contact : 06 18 52 10 21

Itinéraire : Avenue d’Argenteuil, Bd Voltaire, rue Pierre Brossolette, Place de l’Hôtel de ville.

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Mercredi 19 septembre 2007

Immigration: trente ans de stigmatisation

Le texte qui arrive à l'Assemblée n'est pas le premier à prétendre mettre fin au "laxisme". Retour en images.

Hortefeux et Debré le 15 décembre 2005 à Paris (Charles Platiau/Reuters)

La session extraordinaire s'ouvre en fanfare avec le quatrième texte de loi sur l’immigration depuis 2003. Le gouvernement assure qu’il sera “ferme” mais “protecteur” et qu'il signe la fin du "laxisme". Une rhétorique déjà utilisée sous les précédentes législatures. Seule nouveauté en 2007: le projet de loi émane du jeune ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale. Rétrospective.

1973: "La France n’est pas raciste!”

L'immigration de travail est "favorisée": la perte d'emploi implique, pour les étrangers, la perte de la carte de séjour. Lors d'une conférence de presse, le président George Pompidou clame haut et fort que la “France n’est pas raciste!” avant de se reprendre et d'expliquer que, sans une politique ferme, les Français risquent de le devenir. Dans son viseur, "la concentration" des étrangers dans quelques agglomérations et banlieues. La solution? Leur "répartition" sur l'ensemble du territoire. Et George Pompidou d'établir une comparaison pour le moins douteuse: "Il est déjà difficile de vivre avec ses voisins..."

S'ensuivent les années VGE: c'est la fameuse "immigration zéro" à laquelle veut tendre le jeune président de la République. 1981: l'arrivée de François Mitterrand suspend toutes les expulsions. En 1984, la loi sur le titre unique de séjour et de travail est votée à l’unanimité. Ce sera l'exception dans le débat le plus polémique en France.

1986: "Le pays risque d'être embrasé par une flambée de xénophobie"

Dans la nuit du 4 au 5 juillet 1986, Loïc Lefèvre, un automobiliste roulant à contresens, est tué par un policier. Séance très agitée à l’Assemblée nationale. Charles Pasqua est ministre de l'Intérieur. Le débat sur l'immigration qui a alors lieu est contaminé par l'affaire. L'ambiance est houleuse. Charles Pasqua monte tout de même à la tribune: la présence trop forte des immigrés ajoutée à la crise économique est une réalité qui ne peut être "cachée" et qui risque d'aboutir à une vague de...xénophobie. Les mesures de M.Pasqua? Les préfets ont le droit de prononcer la reconduite à la frontière des étrangers en situation irrégulière et la liste des étrangers qui obtiennent de plein droit une carte de résident se fait peau de chagrin.

1989: "Un clandestin? Il doit être renvoyé chez lui"

Mitterrand réélu, la loi Pasqua est assouplie. Interrogé sur la situation des clandestins, le président socialiste appelle à la "fermeté" mais dans "les conditions du droit". En clair: les clandestins doivent être renvoyés chez eux. Du côté des associations, c'est l'exaspération face à une politique jugée peu claire: "Si les entreprises n'ont pas besoin des clandestins, qu'elles le disent et qu'on les renvoit chez eux."

1991: "J'avais le sentiment de ne pas entendre monsieur Chirac mais Jean-Marie Le Pen"

Le torchon brûle entre Edith Cresson, Premier ministre, et Jacques Chirac, président du RPR. L'un accuse le gouvernement de "laxisme", l'autre répond: "On croit entendre Le Pen". Qui, lui, se frotte les mains: "Les électeurs préfèreront l'original à la copie."

1991: "Il faut arrêter toute immigration nouvelle"

Un mois plus tard, c'est le Parti communiste qui se distingue par la distribution d'un tract fustigeant l'immigration ("Trop!"), les "abus" relatifs au regroupement familial et à la distribution des ressources. L'émotion est vive chez les militants.

1996: "Pourquoi l'immigration serait un sujet tabou?"

C'est la foire d'empoigne au Palais Bourbon. Jean-Louis Debré, ministre de l'Intérieur, se lance dans une politique sécuritaire. Le Parti socialiste parle d'instrumentalisation de l'immigration par la droite. Laurent Fabius, s'adressant au ministre de l'Intérieur, lui reproche de se servir de l'immigration comme d'un "bouc émissaire."

1997: "Il faut donner la parole au peuple"

Un an après, le PS est au pouvoir. C'est Elisabeth Guigou qui crée l'émoi au Sénat avec son projet de loi sur la nationalité. Alors que Lionel Jospin avait promis l'abrogation des lois Pasqua-Debré durant la campagne de 1997, la loi Guigou va plus ou moins les "aménager". Concernant la nationalité, un pas est accompli: un enfant né sur le sol français peut devenir français.

 

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Mardi 4 septembre 2007

Pourquoi la gauche (le PS) na pas fait ce qu'elle a promis après "La marche des beurs" au début des années 1980
pourquoi c'est Jacques CHIRAC qui à nommé Tokia Saifi au gouvernement comme secrétaire d'état
pourquoi c'est Sarkozy qui nomme une femme (R. DATI) "arabe" sur un vrai ministère
pourquoi ?...
pourquoi?...
pourquoi?...


Pour un début de réponse allez voir sur la télé libre


LA ROCHELLE-PS / INTERVIEW PLAN SEQUENCE

Malek Boutih se lâche. A La Rochelle, John Paul Lepers a rencontré un Boutih qui en a gros sur le coeur envers son parti. Une analyse coup de poing des origines de la crise au PS.

Malek Boutih, ancien président de SOS Racisme de 1999 à 2003, militant PS depuis 1986. en 2003, il est nommé par Hollande secrétaire national aux questions de société. Il écrit un rapport sur l’immigration, Une nouvelle politique de l’immigration (2004), commandé par la direction nationale du PS afin de donner une ligne officielle sur le sujet. Son objectif est de convaincre l’opinion publique que l’immigration est un apport essentiel à la France quand elle est véritablement contrôlée et organisée. Il s’y prononce pour des quotas inscrits dans une logique de co-développement afin de créer une filière légale d’immigration et de réguler les flux migratoires. Ce rapport a été critiqué, notamment par les partis d’extrême gauche, les associations, et une bonne partie du PS qui depuis, n’a toujours pas véritablement clarifié sa position sur le sujet. (Suite de sa fiche Wikipedia). Depuis La Rochelle, à l’université d’été du PS, il nous répond sur cette question.

Un sujet de John Paul Lepers, Henry Marquis et Matthieu Daude




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Dimanche 19 août 2007

Le projet de loi relatif à la maîtrise de l’immigration sera l’un des gros morceaux de la rentrée législative. Les associations de défense des immigrés tiendront d’ailleurs une conférence dans les locaux de l’Assemblée nationale dans la matinée du 18 septembre pour informer les députés des points sombres de texte. Repères.

Alors qu’on vient d’apprendre par l’intermédiaire du quotidien Libération que les  arrestations massives de sans-papiers à leur domicile  étaient une priorité du gouvernement depuis le début du mois de juillet, le collectif Uni Contre une Immigration Jetable (UCIJ) dévoile son analyse du projet de loi relatif à la maîtrise de l’immigration, de l’intégration et à l’asile défendu par Brice Hortefeux, ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’identité nationale et du Co-développement.

Le 11 juin dernier, Brice Hortefeux avait fait croire aux associations de défense des droits des étrangers comme le Groupe d’Information et de Soutien aux Immigrés (GISTI) que son projet de loi sur l’immigration était encore sujet à débat et à modification. Le lendemain, les mêmes associations apprenaient par voie de presse que le texte était sur le bureau du Conseil d’Etat. Vexé par ce  « dialogue purement décoratif », l’UCIJ a  eu, depuis, le temps de plancher sur les articles de cette loi. Et les fruits de cette analyse très critique seront prochainement compilés dans un rapport.  Rapport qui sera d’ailleurs probablement publié avant  le 18 septembre, date de l’ouverture des débats sur le projet de loi Hortefeux à l’Assemblée nationale.

Jean-Pierre Alaux, chargé d’étude  au GISTI-qui fait partie du collectif UCIJ-, parle d’un projet de loi qui nie les droits fondamentaux   des immigrés : « L’avenir est à l’immigré qui sert et qui rapporte » ajoute-t-il. Les associations dénoncent  l’idéologie d’une loi conservatrice qui surfe sur les théories d’extrême-droite et qui entend fragiliser les travailleurs immigrés en les privant de leur environnement familial.

L’UCIJ pointe du doigt, entre autres, l’article 1 qui prévoit  une nouvelle  condition au regroupement familial : la connaissance préalable à l’entrée sur le territoire de la langue française et des valeurs de la République. "La maîtrise de la langue française facilite beaucoup la recherche et l’obtention d’un emploi, facteur essentiel d’intégration, ainsi que d’autres démarches indispensables à la vie sociale au premier rang desquelles la recherche d’un logement ». Pour Jean-Pierre Alaux, il s’agit surtout d’un subterfuge : « Il n'y aura évidemment pas de centres de formation partout. Les stagiaires devront se rendre dans la capitale de leur pays ou dans l'une des grandes villes. Les ruraux, les habitants des petites villes, les pauvres sont éliminés d'avance, ainsi que ceux qui, non ou peu scolarisés, s'estimeront d'eux-mêmes inaptes à l'épreuve. Sous un déguisement linguistique, l'intérêt de l'affaire est donc social : éliminer les couches défavorisées. C'est de l'apartheid économique » explique Jean-Pierre Alaux. 

L’objectif de cette loi est de faire baisser l’immigration familiale au profit de l’immigration de travail. Erreur de calibrage d’après l’UCIJ.  « Il n’y a aucune raison de faire une différence entre ces deux types d’immigration. L’immigration familiale est une immigration de travail.  D’ailleurs, un décret de 1976 tentait à l’époque de priver les familles des immigrés de travail. C’est bien que ces familles se destinent à trouver un emploi. »

 

Cette loi serait d’après les associations une porte ouverte à un boom du nombre des sans-papiers en France. L’UCIJ craint en l’occurrence que ces familles se mettent dans l’illégalité pour rejoindre leurs proches. Après le drame d’Amiens où Ivan, un enfant russe sans-papiers de 12 ans s'est grièvement blessé  en chutant accidentellement du 4e étage, lors d'une tentative d'interpellation de ses parents à leur domicile, l’inquiétude des associations prend une résonnance de plus en plus réelle.

par Johanna Nezri

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Mardi 14 août 2007
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Jeudi 19 juillet 2007

Une assemblée « de blancs judéo-chrétiens »

•  François Fillon (UMP, Premier ministre) : « Je suis choqué par la campagne qui est engagée contre elle. C'est la première fois que je vois que la composition d'un cabinet ministériel devient une affaire d'Etat. Moi, je veux qu'on traite Rachida Dati comme n'importe quel autre ministre de la République. Elle est exigeante avec ses collaborateurs : ça tombe bien, parce que le président de la République et moi on est exigeants avec nos ministres ! ».
•  Jean-Christophe Cambadélis (PS) : « Quand on perd son directeur de cabinet puis trois membres de son cabinet et qu'on a quelques couacs dans sa communication, il ne faut pas que la spécificité Rachida Dati cache sa responsabilité en tant que ministre. Moi, je suis pour qu'elle soit traitée comme tout autre ministre ».
•  Jacques Myard (UMP) : « Elle a les qualités requises pour réussir. Les critiques, ça stimule. C'est une femme qui a montré qu'elle était capable de relever les défis de l'adversité. Elle ne fera pas l'unanimité, parce que le corps judiciaire est un corps qui n'aime pas qu'on prenne des initiatives qui le secouent un peu ».
•  Noël Mamère (Verts) : « Cette polémique est indigne. Elle part de gens qui n'acceptent pas la diversité du personnel politique. Un certain nombre de responsables politiques souhaiteraient que notre assemblée soit composée de blancs judéo-chrétiens et de préférence de plus de 55 ans. Mais ce qui m'intéresse, ce n'est pas le parcours de Rachida Dati, c'est ce qu'elle représente. Elle vient présenter une loi réactionnaire qui montre que la ministre, quelles que soient ses origines, est 100 % de droite, et ce n'est que sur ses actes que je la jugerai ».
•  Vallini (PS) : « Le projet de loi va aboutir à ce qu'il y ait de plus en plus de monde dans les prisons, où rien n'est prévu pour la réinsertion des détenus. Et lorsqu'ils vont ressortir tous ces gens qu'on va envoyer en plus dans les prisons déjà surpeuplées, ils n'auront sans doute hélas d'autres solutions que de recommencer. Donc, ce texte in fine va favoriser la récidive alors qu'il est censé la combattre ».
18/07/07
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Mercredi 18 juillet 2007

QUOTIDIEN : lundi 16 juillet 2007

C’est un débat loin, très loin, d’être clos : qu’est-ce qu’être français ? C’est la question relancée par Nicolas Sarkozy, après l’annonce, début mars, de sa volonté de créer un ministère associant immigration et identité nationale. En campagne, la formule, provocatrice, avait une évidente visée électoraliste : capter une partie des électeurs de Jean-Marie Le Pen. Ce fut un succès, et pas seulement avec l’électorat d’extrême droite. Aujourd’hui, le gouvernement doit appliquer cette ligne politique, faire des projets, obtenir des résultats. Comme toujours avec Sarkozy, le fond et la forme se complètent. Sur la stratégie, les promotions ministérielles de Rachida Dati, Rama Yade ou Fadela Amara sont un formidable outil de communication. Nicolas Sarkozy se félicite de promouvoir ainsi des symboles de la diversité et de l’intégration réussie. D’ailleurs pendant la campagne présidentielle, alors que la polémique sur l’appellation du futur ministère faisait rage, Rachida Dati n’y voyait «rien de choquant». «On a de plus en plus de mal à intégrer des gens qui sont français, nés en France, par rapport à une première génération qui a eu moins de difficultés, donc il faut que l’immigration et l’identité nationale aillent ensemble».

Pétition.  Au fond, ce rapprochement des termes traduit la distinction que Nicolas Sarkozy établit entre les concepts d’ «immigration subie» et d’ «immigration choisie». Il l’avait dit au cours de son duel télévisé face à Ségolène Royal : la France a le droit de choisir «entre qui est le bienvenu sur notre territoire et qui ne pas souhaiter». Désormais, pour vivre en France, il faut y travailler, gagner un certain niveau de revenus, parler français et faire en sorte que sa famille en fasse de même. Le Président a de nouveau fixé, la semaine dernière, l’objectif de 50 % d’immigration de travail. C’est le sens de la future loi durcissant les règles du regroupement familial, que le Parlement examinera à la mi-septembre. En attendant les résultats de cette politique, la polémique continue. Et le débat intellectuel s’intensifie.
Lancée début juin par huit historiens démissionnaires de la Cité nationale de l’histoire et de l’immigration (CNHI), cette pétition rencontre un certain succès. «14 910 internautes ont déjà dit non au ministère de l’immigration et de l’identité nationale», se réjouissent les universitaires sur le site internet qui abrite la pétition (www.upolin.org). Ces historiens estiment que la création d’un ministère associant dans son intitulé immigration et identité nationale «n’a jamais eu de précédent dans notre République : c’est un acte fondateur de cette présidence : inscrire l’immigration comme problème pour la France et les Français dans leur être même.» Les signataires, qui comptent aussi dans leurs rangs le chanteur Dominique A, l’écrivaine Agnès Desarthe, les syndicalistes François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, Bernard Thibault, de la CGT, expliquent encore que «ce rapprochement s’inscrit dans la trame d’un discours stigmatisant l’immigration et dans la tradition d’un nationalisme fondé sur la méfiance et l’hostilité aux étrangers, dans les moments de crise» . En septembre, de nombreux chercheurs en sciences humaines devraient créer un «Observatoire du ministère de l’Immigration, de l’Intégration, du Codéveloppement et de l’Identité nationale» afin d’en critiquer les activités.
Brice Hortefeux, en charge de ce superministère, a reçu en juin certains de ces intellectuels. «Il nous a dit que la notion d’identité nationale n’était pas figée, qu’il comptait sur nous pour lui donner un contenu, et que l’on pourrait se revoir à la rentrée pour continuer cette discussion», résumait alors l’historien Gérard Noiriel. Mais fin juin, Claude Guéant, secrétaire général de l’Élysée, a opposé une sèche fin de non-recevoir à toute perspective de changement d’intitulé. Il a fait valoir que la dénomination du ministère avait été annoncée «durant la campagne» et que cela n’avait «pas été fait subrepticement».
Libération prolonge ce débat sur toute la semaine. Jusqu’à samedi, nous dresserons des portraits de Français représentatifs des différentes vagues d’immigration. Ils nous raconteront comment ils se sentent dans leur peau de Français et comment ils perçoivent ce concept mouvant d’identité nationale.

Sur le même sujet  
 
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Vendredi 13 juillet 2007

Un frère de Rachida Dati jugé en appel pour trafic de drogue

13.07.07 | 12h02


STRASBOURG (Reuters) - Jamal Dati, frère du garde des Sceaux Rachida Dati, sera jugé mardi devant la cour d'appel de Nancy avec trois autres prévenus pour un trafic de drogue, a-t-on appris de source judiciaire.

Il avait été condamné le 28 février dernier par le tribunal correctionnel de Verdun (Meuse) à six mois de prison avec sursis, le maximum des peines prononcé allant jusqu'à trois mois ferme pour certains des coprévenus, a déclaré à Reuters Jacques Nicolle, substitut général près la cour d'appel de Nancy.

L'affaire concernait un trafic de stupéfiants à dimension "locale".

"Le ministère public a considéré que compte tenu de son passé judiciaire, on devait voir les choses avec plus de rigueur", a précisé le magistrat.

Jamal Dati a déjà été condamné pour trafic de drogue à Chalon-sur-Saône, la ville où ont grandi les enfants Dati. La peine, prononcée il y a six ans, était de trois ans de prison dont 18 mois ferme selon le journal Le Parisien qui a révélé l'information vendredi.

Cet homme de 35 ans est l'un des onze frères et soeurs de la ministre de la Justice.

Dans Le Parisien, l'entourage de Rachida Dati, l'une des protégée de Nicolas Sarkozy, fait dire que la ministre n'a "pas de contact particulier avec lui ni d'information particulière sur son dossier".

"Ce dossier sera considéré comme tous les dossiers du même type", a déclaré Jacques Nicolle.

 

Le Monde.fr


IRONIE:

Est-ce que le frangin sera le premier à faire les frais de cette nouvelle politique sécuritaire ???
Si oui il serait intéressant de poser la question au frangin...

 

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Jeudi 21 juin 2007

  Les fiancés d'Asnières

Incorrigible, ce Manuel Aeschlimann, maire d'Asnières (Hauts-de-Seine). Déjà soupçonné de tenir des fichiers ethniques dans sa bonne ville, le voilà qui dénonce systématiquement au procureur les couples franco-étrangers qui veulent convoler !

 Comme Jessy et Jin Sun, 22 ans. Lui, vendeur inscrit aux langues orientales, elle, qui étudie le français. Ils se sont connus en Corée en août 2005, et vivent ensemble depuis janvier 2006. Tout heureux, en octobre dernier, ils déposent un dossier de mariage à Asnières. "Quand on a demandé à la secrétaire une date pour le mariage, elle a dit: "Vous devez d'abord prendre rendez-vous avec l'officier d'état civil ! " Le jour dit, nos fiancés sont interrogés séparément par un adjoint du maire. Jin Sun se voit alors reprocher "sa situation irrégulière", malgré une carte de séjour en règle. "Avons le sentiment que la femme désire absolument se marrier, mais que le marié n'a pas de réel consentement..." conclut l'adjoint au maire dans son rapport. Résultat, une lettre, le 22 décembre, signée Jocelyne Kan, substitut du procureur de Nanterre: "Notification aux futurs époux de la décision de sursis à la célébration de mariage". Une enquête est ordonnée.

 
Les parents de Jessy sont convoqués au commissariat et ceux de Jin Sun annulent leur voyage en France. Conseillés par le MRAP, les fiancés filent chez Me Alain Mikowski. "C'est ridicule ! Depuis un an ils ont tout en commun: adresse, lit et  compte en banque. Il n'y a là aucun des indices exigés par la loi pour surseoir au mariage" explique-t-il.

Mi-janvier, après l'intervention de l'avocat, voilà enfin le mariage autorisé. Charles Caillet, l'adjoint au maire qui avait interrogé Jessy et Jin Sun en est tout retourné: "Je les ai mariés, c'était superbe, je leur ai souhaité tout le bonheur du monde !" Sauf qu'en avril un autre couple raconte de semblables mésaventures à Me Mikowski. Cette fois, c'est Julien et Justine, lui, Français, elle, Ivoirienne, ui vivent ensemble depuis l'été 2005, et veulent se marier. De plus, Justine est enceinte ! Oh là ! Le faux mariage ! Dénonciation, sursis à mariage, mémoire de l'avocat, etc...

 
Mais, il y a peu, un troisième couple débarque chez le même avocat. Michel et Nassima habitent ensemble depuis trois ans et voulaient officialiser leur union. Dénoncés, bien sûr !  "A Asnières, le seul indice de mariage blanc est constitué dès qu'un Français veut épouser une étrangère", ironise l'avocat. Quant à l'adjoint Charles Caillet, il balaie l'objection d'un revers de la main: " Pfuuuhhh...Ce n'est qu'une petite formalité qui ne prête pas à conséquence ! " Les amoureux d'Asnières apprécieront.


Dominique Simonnot

le canard enchainé du 21/06/07

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