La France d’aujourd’hui est une société diverse sur le plan ethno-culturel et la diversité est un fait indéniable de la composante sociale. Il résulte de cette diversification l’apparition d’un creusement des inégalités socio-économiques et d’une persistance de pratiques discriminatoires racistes et sexistes qui risquent fort de nuire à la cohésion sociale de la France
«Les jeunes issus des quartiers populaires, quelles perspectives d’avenir?"
Comment mettre en placeles solutions aux problèmes que rencontrent les jeunes diplômés issus des quartiers populaires à trouver un emploi à la hauteur de leur diplômes. Comment redonner espoir à toute une frange de la population qui est souvent délaissée voir exclue de cette société française. Autrement dit : Comment et surtout qui va tendre la main à tous nos BEP,CAP et sans diplômes qui squat nos halls d’immeuble ? Les solutions aux problèmes des Banlieues existent ! Combien de milliards ont été engloutis pour acheter la paix sociale? Aujourd’hui il est indispensable de CONSTRUIRE cette PAIX. Mais avec qui ?
Découverte d'un fichier électoral classé en toute illégalité par pays de naissance.
La mairie d'Asnières donne des couleurs aux électeurs
Par Renaud LECADRE
QUOTIDIEN : samedi 19 mai 2007
Un fichier électoral à caractère ethnique circule dans les couloirs de la justice française. Il s'agit d'un listing des 38 000 citoyens électeurs inscrits à Asnières (Hauts-de-Seine), rebidouillé sous forme de tableau Excel en vue de faire apparaître leur pays de naissance. Tout y passe : Chine, Thaïlande, Côte-d'Ivoire, Comores, et surtout un gros contingent d'originaires du Maghreb. Ce type de fichier, très pratique en période de campagne en vue de draguer différentes catégories d'électeurs, est évidemment illégal. Une copie a été remise le mois dernier à la BRDE (Brigade de répression de la délinquance économique), en charge de nombreuses enquêtes préliminaires tournant autour de la mairie d'Asnières. Son édile, Manuel Aeschlimann (UMP), pourrait être convoqué prochainement.
Asnières, ville profondément ancrée à droite, vit depuis une vingtaine d'années une succession de révolutions de palais au sein de la majorité municipale. La gauche se contente d'y faire de la figuration et de dénoncer les turpitudes locales, sans plus d'espoir électoral. Asnières la bourgeoise est aussi une ville cosmopolite, avec d'importantes minorités aussi intégrées que visibles.
Les détracteurs d'Aeschlimann, par ailleurs «conseiller pour l'opinion» du président de l'UMP Sarkozy, avant d'être appelé à de plus hautes fonctions , lui reprochent d'en avoir fait un laboratoire du communautariste. Sa propre épouse, Marie-Dominique Aeschlimann, non contente d'être maire adjoint, a été propulsée secrétaire nationale de l'UMP en charge des «ultramarins», y compris ceux qui vivent dans l'Hexagone.
Tout pourrait conduire à penser que le maire d'Asnières aurait vocation à être le commanditaire de ce fichier ethnique si ce n'était lui, des collaborateurs zélés. Mais l'animal politique s'en défend mordicus. «On ne pratique pas le tri ethnique à Asnières», proclame-t-il. Aeschlimann revendique fièrement sa politique communautaire : «La République n'oblige pas tout le monde à se fondre dans le même moule.» Mais le seul fichier dont il revendique la paternité est celui de son «conseil des communautés», organisme consultatif dont le listing des membres aurait été visé par la Cnil (Commission nationale de l'informatique et des libertés). Pour le reste, le député-maire UMP souligne que le fichier électoral de sa commune est un document public (2,75 euros la copie complète), manipulable par n'importe quel prétendant à la mairie. Seule certitude : Aeschlimann est large d'esprit. Son tract en vue des prochaines législatives porte la mention «Majorité présidentielle UMP-UDF», au grand dam des bayrouistes locaux qui crient à l'usurpation d'identité. L'ami Manuel s'en sort par une pirouette : «Je ne suis certes pas investi par l'UDF, mais comme l'UDF n'existe plus, tout le monde peut s'en revendiquer.»
Un Beur recruté puis débauché
Enrôlé par Aeschlimann dans son cabinet municipal en vue de draguer l'électorat d'origine maghrébine, Bentebra est désormais son adversaire.
Mohamed Bentebra, citoyen français d'origine marocaine, habite Asnières depuis trente-trois ans. Fonctionnaire territorial, animateur en charge des jeunes des quartiers, il avait eu l'outrecuidance, au printemps 2004, de se présenter aux élections cantonales.
Son score honorable (5 %) avait alors tinté aux oreilles de Manuel Aeschlimann, député-maire (UMP) d'Asnières, qui l'embauche illico comme chargé de mission au sein de son propre cabinet municipal, en vue de séduire l'électorat d'origine maghrébine.
Procédure disciplinaire. Tout baigne jusqu'en septembre 2006, quand le maire divorce de son directeur de cabinet et homme à tout faire, Francis Pourbagher. Ces deux amis de dix ans sont depuis en guerre ouverte, adversaires lors des prochaines élections législatives. Mohamed Bentebra, proche du second, devient la cible du député-maire.
En janvier 2007, la municipalité d'Asnières lance une procédure disciplinaire contre lui. Entre autres griefs : «Manquements à l'obligation de réserve, à l'obligation de neutralité politique, à l'obligation d'obéissance hiérarchique.»
L'accusation ne manque pas de sel, s'agissant d'un Beur monté en grade dans le but de traduire son militantisme en bulletins de vote officiellement pour «maintenir un lien entre la mairie et les jeunes issus de l'immigration». D'autant que sa mise en accusation est signée du directeur général des services, Bernard Loth, ancien militant FO qui ne fait pas mystère de ses propres ambitions politiques...
La section CGT de la ville d'Asnières est venue au secours de Mohamed Bentebra, bien que leurs engagements politiques soient éloignés, rappelant à Manuel Aeschlimann le «respect de sa liberté d'expression», au motif que «tout fonctionnaire dispose de droits individuels et ne peut être inquiété pour ses opinions syndicales ou religieuses».
Distribution de tracts. La Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations) ayant refusé l'appel au secours de Bentebra, ce dernier passera la semaine prochaine devant le conseil de discipline de la fonction publique territoriale. Comme élément à charge, la mairie d'Asnières produit des PV signés par sa police municipale, selon laquelle le Beur de service aurait été vu en train de distribuer des tracts électoraux. Comme si elle n'avait rien d'autre à faire que de surveiller les opposants au maire.
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COMMENT CHANGER LES MENTALITES ???
Tel est l'enjeu des prochains mois,voir des prochaines années!!!
S'accepter les uns les autres tout en respectant les différences d'autrui.
Les solutions aux problémes des banlieues existent RESTE A LES APPLIQUER