REUSSIR ENSEMBLE LA DIVERSITE

Comment mettre en place les solutions aux problèmes que rencontrent les jeunes diplômés issus des quartiers populaires à trouver un emploi à la hauteur de leur diplômes.
Comment redonner espoir à toute une frange de la population qui est souvent délaissée voir exclue de cette société française.
Autrement dit : Comment et surtout qui va tendre la main à tous nos BEP,CAP et sans diplômes qui squat nos halls d’immeuble ?
Les solutions aux problèmes des Banlieues existent !
Combien de milliards ont été engloutis pour acheter la paix sociale?
Aujourd’hui il est indispensable de CONSTRUIRE cette PAIX.
Mais avec qui ?
Incorrigible, ce Manuel Aeschlimann, maire d'Asnières (Hauts-de-Seine). Déjà soupçonné de tenir des fichiers ethniques dans sa bonne ville, le voilà qui dénonce systématiquement au procureur les couples franco-étrangers qui veulent convoler !
Comme Jessy et Jin Sun, 22 ans. Lui, vendeur inscrit aux langues orientales, elle, qui étudie le français. Ils se sont connus en Corée en août 2005, et vivent ensemble depuis janvier 2006. Tout heureux, en octobre dernier, ils déposent un dossier de mariage à Asnières. "Quand on a demandé à la secrétaire une date pour le mariage, elle a dit: "Vous devez d'abord prendre rendez-vous avec l'officier d'état civil ! " Le jour dit, nos fiancés sont interrogés séparément par un adjoint du maire. Jin Sun se voit alors reprocher "sa situation irrégulière", malgré une carte de séjour en règle. "Avons le sentiment que la femme désire absolument se marrier, mais que le marié n'a pas de réel consentement..." conclut l'adjoint au maire dans son rapport. Résultat, une lettre, le 22 décembre, signée Jocelyne Kan, substitut du procureur de Nanterre: "Notification aux futurs époux de la décision de sursis à la célébration de mariage". Une enquête est ordonnée.
Les parents de Jessy sont convoqués au commissariat et ceux de Jin Sun annulent leur voyage en France. Conseillés par le MRAP, les fiancés filent chez Me Alain Mikowski. "C'est ridicule ! Depuis un an ils ont tout en commun: adresse, lit et compte en banque. Il n'y a là aucun des indices exigés par la loi pour surseoir au mariage" explique-t-il.
Mi-janvier, après l'intervention de l'avocat, voilà enfin le mariage autorisé. Charles Caillet, l'adjoint au maire qui avait interrogé Jessy et Jin Sun en est tout retourné: "Je les ai mariés, c'était superbe, je leur ai souhaité tout le bonheur du monde !" Sauf qu'en avril un autre couple raconte de semblables mésaventures à Me Mikowski. Cette fois, c'est Julien et Justine, lui, Français, elle, Ivoirienne, ui vivent ensemble depuis l'été 2005, et veulent se marier. De plus, Justine est enceinte ! Oh là ! Le faux mariage ! Dénonciation, sursis à mariage, mémoire de l'avocat, etc...
Mais, il y a peu, un troisième couple débarque chez le même avocat. Michel et Nassima habitent ensemble depuis trois ans et voulaient officialiser leur union. Dénoncés, bien sûr ! "A Asnières, le seul indice de mariage blanc est constitué dès qu'un Français veut épouser une étrangère", ironise l'avocat. Quant à l'adjoint Charles Caillet, il balaie l'objection d'un revers de la main: " Pfuuuhhh...Ce n'est qu'une petite formalité qui ne prête pas à conséquence ! " Les amoureux d'Asnières apprécieront.
Dominique Simonnot
le canard enchainé du 21/06/07