REUSSIR ENSEMBLE LA DIVERSITE

Comment mettre en place les solutions aux problèmes que rencontrent les jeunes diplômés issus des quartiers populaires à trouver un emploi à la hauteur de leur diplômes.
Comment redonner espoir à toute une frange de la population qui est souvent délaissée voir exclue de cette société française.
Autrement dit : Comment et surtout qui va tendre la main à tous nos BEP,CAP et sans diplômes qui squat nos halls d’immeuble ?
Les solutions aux problèmes des Banlieues existent !
Combien de milliards ont été engloutis pour acheter la paix sociale?
Aujourd’hui il est indispensable de CONSTRUIRE cette PAIX.
Mais avec qui ?
Alors qu’on vient d’apprendre par l’intermédiaire du quotidien Libération que les arrestations massives de sans-papiers à leur domicile étaient une priorité du gouvernement depuis le début du mois de juillet, le collectif Uni Contre une Immigration Jetable (UCIJ) dévoile son analyse du projet de loi relatif à la maîtrise de l’immigration, de l’intégration et à l’asile défendu par Brice Hortefeux, ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’identité nationale et du Co-développement.
Le 11 juin dernier, Brice Hortefeux avait fait croire aux associations de défense des droits des étrangers comme le Groupe d’Information et de Soutien aux Immigrés (GISTI) que son projet de loi sur l’immigration était encore sujet à débat et à modification. Le lendemain, les mêmes associations apprenaient par voie de presse que le texte était sur le bureau du Conseil d’Etat. Vexé par ce « dialogue purement décoratif », l’UCIJ a eu, depuis, le temps de plancher sur les articles de cette loi. Et les fruits de cette analyse très critique seront prochainement compilés dans un rapport. Rapport qui sera d’ailleurs probablement publié avant le 18 septembre, date de l’ouverture des débats sur le projet de loi Hortefeux à l’Assemblée nationale.
Jean-Pierre Alaux, chargé d’étude au GISTI-qui fait partie du collectif UCIJ-, parle d’un projet de loi qui nie les droits fondamentaux des immigrés : « L’avenir est à l’immigré qui sert et qui rapporte » ajoute-t-il. Les associations dénoncent l’idéologie d’une loi conservatrice qui surfe sur les théories d’extrême-droite et qui entend fragiliser les travailleurs immigrés en les privant de leur environnement familial.
L’UCIJ pointe du doigt, entre autres, l’article 1 qui prévoit une nouvelle condition au regroupement familial : la connaissance préalable à l’entrée sur le territoire de la langue française et des valeurs de la République. "La maîtrise de la langue française facilite beaucoup la recherche et l’obtention d’un emploi, facteur essentiel d’intégration, ainsi que d’autres démarches indispensables à la vie sociale au premier rang desquelles la recherche d’un logement ». Pour Jean-Pierre Alaux, il s’agit surtout d’un subterfuge : « Il n'y aura évidemment pas de centres de formation partout. Les stagiaires devront se rendre dans la capitale de leur pays ou dans l'une des grandes villes. Les ruraux, les habitants des petites villes, les pauvres sont éliminés d'avance, ainsi que ceux qui, non ou peu scolarisés, s'estimeront d'eux-mêmes inaptes à l'épreuve. Sous un déguisement linguistique, l'intérêt de l'affaire est donc social : éliminer les couches défavorisées. C'est de l'apartheid économique » explique Jean-Pierre Alaux.
L’objectif de cette loi est de faire baisser l’immigration familiale au profit de l’immigration de travail. Erreur de calibrage d’après l’UCIJ. « Il n’y a aucune raison de faire une différence entre ces deux types d’immigration. L’immigration familiale est une immigration de travail. D’ailleurs, un décret de 1976 tentait à l’époque de priver les familles des immigrés de travail. C’est bien que ces familles se destinent à trouver un emploi. »