exemplaireetmeritant

Lundi 21 novembre 2005
COLLECTIF :    REUSSIR ENSEMBLE LA DIVERSITE
    
La France d’aujourd’hui est une société diverse sur le plan ethno-culturel et la diversité est un fait indéniable de la composante sociale. Il résulte de cette diversification l’apparition d’un creusement des inégalités socio-économiques et d’une persistance de pratiques discriminatoires racistes et sexistes qui risquent fort de nuire à la cohésion sociale de la France.
Trouver et surtout comment mettre en place des solutions aux problèmes que rencontrent les jeunes diplômés issus des quartiers populaires à trouver un emploi à la hauteur de leur diplômes.
Comment redonner espoir à toute une frange de la population qui se sent délaissée voire exclue de la société française !
j'ai l'honneur de coordonner ce collectif  qui se veut à dimension  nationale pour aider à faire sortir de « l’ombre » les jeunes des quartiers qui ont un parcours exemplaire et méritant de part leurs cursus scolaires et/ou professionnel pour ainsi inverser les préjugés et les stigmatisations à outrance des quartiers populaires ou « dits sensibles ».
 
 Autrement dit comment CHANGER LES MENTALITES.
 
Ce collectif est aujourd'hui composé d'un avocat pénaliste, plusieurs financiers, de Présidents (bénévoles) d'associations, d'ingénieurs en informatique, d'un responsable des ressources humaines  et de bien d'autres...
 
Si vous avez des idées, si vous voulez apporter une pierre à la construction de notre édifice pour une FRANCE FORTE ET JUSTE alors n'hésitez pas à nous envoyer vos propositions. Ou si simplement vous adhérez à notre démarche dite le nous !!
 
 
 
Mohammed BENTEBRA
Coordinateur du Collectif Réussir Ensemble la Diversité.
 
Par Mohamed BENTEBRA
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Jeudi 9 mars 2006

Pas si sûr...

Que l’on soit BAC+5 ou BAC-4, comment entrer dignement (sans se cacher) dans la vie ou le monde du travail tout en se présentant anonymement ?

Certes on peut obtenir un entretien d’embauche  et cela peut faire du bien au moral pour ceux qui sont à la recherche d’un emploi.

Toutefois, si les employeurs ont "peurs" des noirs et des arabes (maghrébins), cette mesure suffira-t-elle aux patrons pour qu’ils changent d’avis ? Je crains que non !

Est-ce que le journaliste (noir) Harry ROSELMACK qui devrait rejoindre TF1 pour présenter le 20 heures a-t-il été recruté anonymement ? NON.

C’est bien parce qu’il a des compétences et un CV (grâce à itélé).

A mon sens le recrutement  de Mr Harry ROSELMACK vaut tout les CV anonymes de France et va permettre à la France entière de commencer à changer les mentalités.

Saluons itélé qui a permit à ce journaliste de rejoindre la chaîne la plus regardée pour ne pour dire la plus écoutée de notre pays.

 

Par Mohamed BENTEBRA
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Jeudi 20 juillet 2006

MM. Chirac, Sarkozy et Séguin s'accordent sur le nom d'un préfet issu de l'immigration.

 

Cette fois, trois poids lourds, Jacques Chirac, Philippe Séguin et Nicolas Sarkozy, se sont mis d'accord sur un nom : Nacer Meddah, conseiller référendaire 2e classe à la Cour des comptes, a été nommé préfet de l'Aube, au conseil des ministres, mercredi 19 juillet.

Le ministre de l'intérieur, qui avait suscité la polémique et la colère du président en assurant à la télévision, le 30 novembre 2003, qu'il allait nommer "un préfet musulman", s'est félicité, en conseil des ministres, que le premier président de la Cour des comptes ait accepté, "dans l'intérêt de M. Meddah", de laisser partir son secrétaire général adjoint, un collaborateur précieux.

M. Chirac a renchéri sur les qualités de ce fonctionnaire, né en France de parents algériens, qui rejoint, à 46 ans, le département d'un fidèle chiraquien, François Baroin. M. Séguin lui-même, après s'être fait prier plusieurs mois, se réjouit de la promotion de M. Meddah, "un homme remarquable et un très grand fonctionnaire".

La querelle philosophique et sémantique sur le "préfet musulman" serait donc éteinte. M. Sarkozy, qui s'était naguère vanté d'avoir employé cette expression et d'être le seul à braver les tabous, s'est bien gardé d'y recourir à nouveau.

En janvier 2004, lors d'une conversation informelle à l'occasion des voeux à la presse, le chef de l'Etat avait sèchement mis les choses au point : "J'ai dit en conseil des ministres, et je l'ai dit au ministre de l'intérieur, que je n'accepterais plus de mouvement préfectoral où il n'y aurait pas de Français issu de l'immigration." Quant à l'expression "préfet musulman", "je ne l'ai jamais utilisée", avait-il précisé.

Car la religion musulmane n'a rien à voir dans la nomination de M. Meddah, produit de la méritocratie à la française. Ses parents ont quitté l'Algérie dans les années 1950 pour le nord de la France, où le père est devenu ouvrier. A sa mort, la mère a élevé seule ses trois enfants qui sont aujourd'hui préfet, proviseure de lycée et ingénieure en informatique, grâce à leurs études.

Cette nomination consensuelle est aussi destinée à faire oublier l'expérience malheureuse qui avait suivi la nomination d'Aïssa Dermouche, nommé préfet du Jura en janvier 2004, à la suite de la querelle entre le ministre de l'intérieur et le chef de l'Etat. Il avait été victime de deux attentats qui ne l'avaient pas atteint physiquement, puis touché par de graves soucis de santé. L'enquête n'a toujours pas abouti.

Béatrice Gurrey
Article paru dans l'édition du 21.07.06 Le MONDE
Par Mohamed BENTEBRA
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Mardi 26 septembre 2006

Le Président de la République doit annoncer prochainement une mesure qui concerne près de 80 000 vétérans des ex-colonies ou leurs ayants droit. 


Indigènes, un FILM pour changer l'histoire ?

Il retrace le destin de soldats maghrébins et africains engagés dans l'armée française, et oublié avec leurs blessures et leur pension de misère. le sujet n'est pas nouveau, il est pour la première fois porté par des acteurs célèbres dont Jamel Debbouze.

Il parait que ce film aurait renforcé la conviction du chef de l'État, qui souhaite «mettre fin à une injustice»Jacques Chirac devrait annoncer mercredi au Conseil des ministres la revalorisation des pensions de ces anciens combattants étrangers.

Elles pourraient, selon le Ministre Hamlaoui Mekachera atteindre les montants versés aux Français. Il n'y aurait pas de rétroactivité. Jadis payés comme les soldats nationaux, ces militaires avaient vu leur pension «cristallisée» lors de l'accession à l'indépendance de leurs pays. Une mesure décidée par le général de Gaulle, qui estimait que ces pays avaient choisi de délier leur sort de celui de la France.

En 2002, le point de retraite des soldats vietnamiens valait toujours 3 centimes, contre 80 centimes pour les Français.«Traitement à deux vitesses»

Le Conseil d'État vient juste de condamner l'État français pour refus de revaloriser depuis 1959 les pensions des anciens combattants africains de l'armée française.

La pension de certains anciens tirailleurs, n'a pas été alignée sur celles des anciens combattants français, mais revalorisées en fonction du niveau de vie des pays d'origine. Cette formule retenue s'est traduite par une augmentation de près de 20% en 2003. Une revalorisation pas toujours à la hauteur pour les associations d'anciens militaires.

«Au Maroc, un ancien combattant touche actuellement une insignifiante pension de 600 dirhams (54 euros). Nous espérons qu'elle soit alignée prochainement à au moins 50% du montant des 800 euros versés à un Français», insiste Mohamed Azzouzi, président de l'Association des anciens combattants marocains. Au magrheb, près de 34 000 personnes seraient concernées, dont 8 000 invalides et 6 000 veuves. 

En Afrique, les vétérans de la Seconde Guerre mondiale,d'Indo chine ou d'Algérie, revent toujours d'égalité de traitement avec leurs frères d'arme français pour avoir été dans "le même bain de sang".

 Au Sénégal,  68 000 francs CFA (103 euros) tous les six mois alors que les Français touchent 150 000 francs CFA (230 euros).

 L'État est en train de "compter" le coût de cette mesure qui concernent au total près de 80 000 anciens combattants des colonies ou leurs ayants droit et qui s'élèverait à plusieurs centaines de milliers d'euros.

Merci Jacques d'avoir réaliser cette promesse faite en 1995 lors de votre campagne à la présidentielle...

Par M.B
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Lundi 2 octobre 2006
Hakim, diplômé de Sciences po promotion ZEP
Cécilia Gabizon .
Publié le 30 septembre 2006
Actualisé le 30 septembre 2006 : 21h39
Hakim Hallouch, qui prépare le concours du Quai d'Orsay, rêve «de représenter la France à l'étranger». J.-J. Ceccarini/Le Figaro.

Les premiers diplômés issus de la filière réservée aux brillants lycéens des quartiers difficiles ont réussi leur entrée sur le marché du travail. Certains ont choisi de poursuivre leurs études.

Ils avaient fait leur rentrée sous les flashs, en septembre 2001. Les dix-sept étudiants venus de lycées situés en zones d'éducation prioritaires (ZEP) ont obtenu leur diplôme de Sciences po en juin dernier et voudraient maintenant intégrer le marché du travail dans l'anonymat, las de devoir sans cesse prouver que des enfants des quartiers difficiles peuvent réussir. Cinq préparent les concours de la haute fonction publique, à l'instar d'Hakim. Les autres sont dans la banque d'affaires ou l'industrie. Ils n'ont eu aucun mal à trouver du travail, assure Cyril Delhay, responsable du programme ZEP à Sciences po (1). Certains étaient même spécialement courtisés, au nom la «diversité» en entreprise. Cette année, la filière ZEP de Sciences po accueille 75 étudiants sur plus de 500. Toutes les grandes écoles ont créé des dispositifs destinés aux élèves de milieux défavorisés.

Hakim Hallouch est l'un de ces élèves de ZEP débarqués rue Saint-Guillaume, au coeur de Saint-Germain-des-Prés, il y a cinq ans, sans passer par la case concours. L'arrivée de ces étudiants recrutés sur simple entretien avait laissé craindre le pire aux partisans de l'excellence académique. On allait créer une voie de recrutement au rabais pour minorités, disaient les détracteurs de cette nouvelle filière. «A posteriori, toutes ces polémiques paraissent tellement absurdes, sourit Hakim. Avant de vouloir m'embaucher, L'Oréal ne m'a pas demandé par quelle porte j'étais entré, mais si j'étais créatif.» Cela tombe bien, il l'est. Pour l'entretien, le jeune homme de 22 ans a apporté trois maquettes de parfums, noms, genre, public cible, campagne de lancement... Et il est reparti avec une proposition d'emploi.
Mais le rêve d'Hakim, c'est plutôt «de représenter la France à l'étranger ». Aujourd'hui, le jeune homme prépare le concours du Quai d'Orsay. À sa maîtrise de l'arabe et du turc, il veut ajouter le persan puis l'hébreu, afin de dominer «les quatre langues principales de l'Orient».
Toujours studieux
Aurait-il eu la même perspective sans le coup de pouce de Sciences po ? «J'aurais réussi de toute façon, assure-t-il, mais sans Sciences po, cela aurait été beaucoup plus laborieux. Mes bons résultats ne m'auraient pas conduit spontanément dans une grande école.»

Sans rage, mais avec la détermination d'un fils qui a vu sa mère, institutrice en Algérie, s'user dans des petits boulots en scandant : «On n'a rien sans rien. Tu seras médecin», Hakim, toujours studieux, a affronté sans broncher les railleries de ses camarades de la cité de Saint-Ouen. «Quelqu'un de la même cité qui réussit leur renvoie une image qu'ils n'ont pas envie de voir.» En banlieue, dit-il, la culture de l'échec est dominante. Les succès sont des exceptions, pas des leçons. «Moi, j'avais décidé que je n'irais pas à la fac, car on sait que cela ne mène nulle part.»

À Sciences po, Hakim a découvert qu'il était «pauvre» («Pour moi, les chaussures les plus chères, c'était les Nike») mais qu'entre personnes cultivées, on se comprend. Il se croit désormais à l'abri du racisme : «Sciences po, c'est un label.»
(1) Promotion ZEP, Cyril Delhay, Hachette Littératures, 262 pages, 19 euros.
Par Mohamed BENTEBRA
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Mercredi 11 octobre 2006

Lu dans l'express.fr

http://www.lexpress.fr/info/france/dossier/assembleenat/dossier.asp?ida=451849&p=2

Il y a quelques députés qui ont fait 3 interventions à l'Assemblée Nationale en 28 mois.

A vos calculatrices :

6867€  x par 28 mois = 192 276 € SOIT  1 261 247 de francs soit plus de 420 000 frcs l'interventions!!!
Ne sont pas compté les diverses indemnités et frais!!!

Est-ce exemplaire et méritant ?

BON A SAVOIR:

Les députés et les sénateurs :
- Indemnité parlementaire : 5 257,78 euros par mois, plus 157,73 euros d'indemnité de résidence et 1 353,88 euros d'indemnité de fonction défiscalisée.
- Indemnité représentative de frais de mandat : 6 112euros par mois pour les députés et 6 450,26 pour les sénateurs. Dévolue au paiement des frais kilométriques, location de permanence, etc.
- Rémunération des collaborateurs : les députés disposent de 8 553 euros/ mois pour payer d’un à cinq assistants. Les sénateurs peuvent en employer d’un à trois (2 298,17 euros brut mensuels pour un temps plein).
- Téléphone et courrier : chaque parlementaire dispose d'une dotation téléphonique : 4 780 euros TTC par an pour les élus de Paris et de sa région,
10 000 pour les DOM-TOM. Ils peuvent envoyer jusqu'à 8 000 plis par an.
- Transports : les parlementaires ont une carte de circulation valable en 1ère classe sur le réseau SNCF, et peuvent effectuer 40 allers-retours entre Paris et leur circonscription et 6 hors circonscription.
- Logement : les députés ont accès à un ancien hôtel situé à proximité du Palais-Bourbon (45 euros la nuit). Le Parlement propose aux élus des prêts d'aide au logement, en région parisienne et dans leur circonscription : 76 225 euros, avec 2% d'intérêt.
- Retraite : l'âge légal d'un parlementaire pour toucher sa retraite est fixé à 60 ans. La pension moyenne s'élève actuellement à 2 192 euros par mois pour un député et à 3 294,71 euros pour un sénateur. Les quinze premières années, ils cotisent double (environ 915 euros par mois au Sénat et environ 1 110 euros à l'Assemblée nationale) : un mandat de cinq ans vaut donc dix ans d'activité. Dans le cas d'un mandat incomplet pour cause de dissolution, l'élu peut par ailleurs racheter ses droits. Les parlementaires issus de la fonction publique peuvent continuer à cotiser en tant que fonctionnaires, ce qui leur permet de toucher deux retraites.
- Sécurité sociale : les parlementaires sont affiliés à leurs propres caisses de sécurité sociale et peuvent également cotiser à une mutuelle.

A savoir que les chiffres dates  d'avril 2005.




Par Mohamed BENTEBRA
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Mercredi 29 novembre 2006

Il y a près d’un an, les banlieues françaises se rappelaient à notre mémoire d’une manière très violente.

 

Aziz SENNI (www.azizsenni.fr), jeune entrepreneur de 30 ans originaire de Mantes-la-Jolie et très impliqué dans le développement économique des banlieues, auteur du livre « L’ascenseur social est en panne, j’ai pris l’escalier » (Edition l’Archipel) pense que l’émergence de ces quartiers ne peut passer que par l’emploi et par une intégration économique forte  et donc par la création et le développement d’entreprises au sein même de ces territoires.

 

Avec l’aide de Claude Bébéar (AXA), d’Eric de Rothschild (Domaine Barons de Rothschild), de Gérard Worms (gérant associé Rothschild & Cie Banque), de Gilles Cahen-Salvador (LBO France), de Gonzague de Blignières (Barclay’s Privat Equity), de Dominique Oger (Altria), il a imaginé et conçu la B.A.C… Business Angels des Cités.

 

BAC est une société de capital risque de € 5.000.000 qui a pour objectif d’investir dans le capital de TPE et PME françaises en phase de création, de post-création ou de développement en banlieue et d’assurer un suivi adapté de ces sociétés durant toute la durée de l’investissement.

 

L’objectif poursuivi est de lever € 15.000.000 d’ici trois ans.

 

BAC se positionne généralement comme investisseur minoritaire. Sa cible initiale est de financer des sociétés qui se créent ou se développent dans les quartiers sensibles des grandes villes de France. L’investissement unitaire se situe généralement dans une fourchette de € 10.000 à € 200.000. La sortie se fera au bout de 3 à 5 ans sous forme de LBO, en priorité, afin que les entrepreneurs puissent reprendre le contrôle ­total de leur affaire.

 

En plus d’un apport financier, BAC apportera au chef d’entreprise un coaching adapté tout en apportant son réseau de connaissances.

 

BAC s’appuie sur l’expertise exclusive et unique de l’association des Jeunes Entrepreneurs de France (www.j-e-f.fr), dirigée par un autre jeune entrepreneur, Abdellah Aboulharjan.

JEF assure l’accueil des entrepreneurs et prépare les dossiers présentés à la B.A.C.

 

 

Composition de l’organe de direction de la B.A.C.

 

 

Le Conseil de Surveillance où siege Claude Bébéar, Eric de Rothschild, Dominique Oger, Patrick Sayer est présidé par Gonzague de Blignières.

 

Le Comité d’Investissement présidé par Gilles Cahen-Salvador est composé de Gérard Worms et d’Alain Joly (Air Liquide)

 

Le Directoire présidé par Aziz Senni et secondé par Ronald Wood.

 

Par Mohamed BENTEBRA
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Samedi 10 mars 2007

Violences racistes: policier condamné à 18 mois de prison avec sursis
PROCÈS-POLICE-RACISME-MEDIAS - 08/03/2007 17h20 - AFP  

NANTERRE, 8 mars 2007 (AFP) - Un policier d'Asnières sur Seine a été  condamné jeudi par le tribunal de Nanterre à 18 mois de prison avec sursis et cinq ans d'interdiction d'exercer sa profession, pour violences et insultes racistes à l'encontre d'un journaliste camerounais en juillet 2006.

Le ministère public avait requis 18 mois de prison, dont neuf avec sursis, et une interdiction définitive d'exercer sa profession.
Le gardien de la paix Christophe Choquet, 28 ans, était poursuivi pour "violences par agent de la force publique" et "injures publiques envers un particulier en raison de sa race", en l'occurence Yves Tchuisse, 37 ans, reporter au journal camerounais "La missive", durant un contrôle d'identité
dans la nuit du 19 au 20 juillet 2006 à Asnières.
Le policier Yann Vachet, 25 ans, jugé pour "abstention volontaire d'empêcher
un crime ou un délit à l'encontre d'une personne" (en l'occurence l'agression contre Tchuisse, ndlr), a été condamné, lui, à trois mois de prison avec sursis.
Les deux policiers devront également verser 2.000 euros de dommages et intérêts et 350 euros au titre des frais de justice.
Durant leur procès, les deux accusés avaient nié les faits et accusé la victime de rébellion.
La nuit des faits, la voiture d'Yves Tchuisse a des problèmes mécaniques. Il se gare, finit par s'endormir au volant, et est réveillé par les deux policiers qui lui demandent ses papiers.
Christophe Choquet se vexe parce que le journaliste lui demande de protéger son passeport de la pluie, puis profère des insultes racistes ("sale négro", "les noirs puent") et finit par le frapper à plusieurs reprises, claques,
coups de pieds et de poings, jusqu'à la perte de connaissance due à l'étranglement.
Une stagiaire de police ayant assisté à la scène était venue témoigner. "Le rapport de l'IGS (Inspection générale des services, "police des polices", ndlr) n'est favorable ni à l'un, ni à l'autre policier. (...) J'en ai vu des rapports de l'IGS, mais pas beaucoup d'aussi durs!", avait alors constaté la présidente du tribunal, Ghislaine Polge.
Me Saker Kama, défenseur d'Yves Tchuisse, s'est dit "satisfait" de la décision de justice. L'avocat avait réclamé 2.000 euros de dommages et intérêts et 1.500 euros au titre des frais de justice.
Me Kama a jugé sévèrement "le fait que M. Choquet soit absent lors du jugement", y voyant, a-t-il dit à l'AFP, "une attitude de mépris vis-à-vis de l'institution judiciaire et de la victime". Christophe Choquet est arrivé en retard à l'audience et n'a pu entendre le jugement. Son avocat était également absent.
Les deux policiers ont dix jours pour faire appel.
Par Mohamed BENTEBRA
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Lundi 2 avril 2007


Tele-libre : Journalisme citoyen sur le web

Après avoir été reporter pour TF1 puis pour Canal Plus, après avoir réalisé Madâme le film sur la reine Chirac, John-Paul Lepers invente une nouvelle télévision. Grâce au web, la Télé-Libre se propose d'être indépendante de l'Etat comme des annonceurs. Ah oui et comment ? Entretien.

La Télé Libre c'est quoi ?
On invente un nouveau média avec une quinzaine de personnes, il y a un monteur-réalisateur, deux cameramen, trois preneurs de son, un rédacteur en chef. Ce sont des stagiaires ou des volontaires, des bénévoles. On est libre de tout format, de toute idée de flux. On peut proposer un entretien d'une heure ou une archive de trois minutes, et trois minutes plutôt que quelques secondes, ça change tout. Il y aura du reportage, on reste dans le " news ".

Qui paie ?
On ne veut pas de financement par la publicité ou via une levée de capitaux, comme ça se pratique actuellement sur le net. Pour l'instant on finance notamment grâce à notre boite de production On Y Va!, et la société Atlantis avec laquelle on prépare un 90 minutes sur la campagne pour Canal Plus. Il faut qu'on fasse nos preuves et ensuite on proposera un abonnement pour une petite somme.

Internet est encore le lieu de la gratuité financé par les annonceurs.
C'est un leurre. Si on tombe là-dedans on va se faire avoir ; la publicité, soit on nous en filera pas soit on ne sera plus libre ! Si c'est pour faire du journalisme financé par les marques ou par l'Etat je sais où aller travailler... On donne de notre temps pour éviter cela, ça fait deux ans qu'on est sur ce projet, on va inventer, se tromper etc. On a une technologie débutante, beaucoup d'énergie et on est conscient de la chance qui nous est offerte. Si les gens ne sont pas prêts à payer, à un moment on arrêtera.

Qu'est ce qu'on verra et qu'on ne voit pas à la télé ?
Par exemple quand je rencontre Bayrou et qu'il m'explique quand il était bègue et comment il s'en est sorti, ça prend du temps, ça ne passerait pas à la télévision. Ou plus tard quand je m'engueule avec lui dans l'interview, ça ne passerait pas non plus : est-ce que c'est de l'info, pas de l'info, en plus en télé on n'a généralement pas le temps. Un autre exemple c'est la discussion d'un de nos correspondants avec des SDF. Ce sont des paroles qu'il faut aller chercher, ce n'est pas un flux qui est imposé, et qui doit "captiver" le spectateur. On travaille également avec des correspondants en région qui nous apportent des documents et on a mis en place une wiki-enquête avec Agoravox autour de la présidentielle. On propose des portraits de candidats qui évolueront au fil des jours, chacun pourra apporter des images ou du texte.
Le premier jour, nous avons proposé une douzaine de vidéos en ligne. Les jours suivant ce sera de trois à un seul reportage ou interview : quand il n'y aura pas on n'inventera pas, on ne fera pas semblant. Tout cela évoluera en permanence, une info ne chasse pas l'autre. On est des téléspectateurs, nos enquêtes seront vivantes et ouvertes... Mais je peux aussi faire des choses en télévision : quand la chaîne parlementaire (LCP) me propose un rendez-vous mensuel (26 minutes) sur l'abstention, le projet me plait et donc j'y vais.

Daniel de Almeida
 Lire l'edito sur la Télé Libre
Par Mohamed BENTEBRA
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Mardi 3 avril 2007

mardi 3 avril 2007, Agence Reuters

Des policiers en meeting interpellent les candidats 

Plus de 2.000 policiers ont participé mardi à un meeting à Paris à l'appel de l'Unsa-police pour faire entendre leur "ras-le-bol" et dénoncer "la récupération politique" de leurs missions.

Selon le premier syndicat chez les gardiens de la paix, 2.500 manifestants se sont rassemblés au gymnase Japy, dans le XIe arrondissement, pour soutenir le cahier revendicatif de l'organisation.

De son côté, Alliance, deuxième syndicat, a lancé une opération consistant à mobiliser ses délégués partout en France pour aller à la rencontre des habitants sur les marchés ou dans les lieux publics et recueillir leur opinion sur la police. Les résultats de cette enquête nominative seront publiés.

A Paris, onze points de rencontre ont été choisis, notamment à la gare de Lyon, a-t-il précisé dans un communiqué.

Le meeting, en pleine campagne présidentielle, de l'Unsa-police, est loin de faire l'unanimité dans le monde policier où certains dénoncent les liens de son secrétaire général, Joaquin Masanet, avec le Parti socialiste.

Ce dernier a répliqué que ce rassemblement était prévu de longue date et qu'il y en avait déjà eu un en 2002 à la même époque, sous le gouvernement socialiste de Lionel Jospin.

"Nous espérons que l'ensemble des candidats vont entendre nos revendications", a-t-il déclaré à la presse.

Le 27 mars dernier, une manifestation régionale de l'Unsa-police à Marseille, avait rassemblé 2.000 policiers selon la préfecture et 5.000 d'après les organisateurs, suscitant les critiques de syndicats classés proches de la droite.

Sans nommer l'Unsa, Synergie avait dénoncé "l'attitude de certains qui, à quelques semaines de l'élection présidentielle, prennent en otages les policiers pour les instrumentaliser aux fins de favoriser le parti politique qu'ils ont choisi de soutenir".

Alliance avait exprimé les mêmes réserves tandis que le SGP-FO, troisième syndicat, déplorait le "caractère politique" de cette manifestation, même si "les revendications sont légitimes".

Très critique sur la politique menée depuis 2002 par Nicolas Sarkozy, qui a quitté la semaine dernière l'Intérieur pour se consacrer à sa campagne présidentielle, l'Unsa est sortie renforcée des élections professionnelles de l'automne dernier, passant de 22% à 41% des voix chez les gardiens.

Pour l'organisation, les revendications des policiers "doivent être prioritaires"

Outre des questions de salaires et de retraite, l'Unsa-police réclame une rupture avec la politique de rendement voulue par Nicolas Sarkozy. Le syndicat prône une politique de sécurité "cohérente et efficace" avec, notamment, le retour d'une police de proximité, et une reconnaissance de la dangerosité du métier de policier.

Par Mohamed BENTEBRA
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